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vendredi 12 février 2021

1 jour chez 1 maraîcher : désherbage des carottes chez Antoine

 Par une journée bien venteuse et pluvieuse, bref : une journée normale de février, nous avons trouvé refuge sous les serres afin de nous adonner au passe-temps préféré des maraîcher : le désherbage ;-)

D'abord un peu de nettoyage dans la serre qui accueillera bientôt les prochaines cultures : il faut nettoyer les passes-pieds où la pause hivernale a donner le champ libre à des herbes de toutes sortes. Mais la "trêve hivernale" est ici beaucoup plus courte et nous avons donc usé de la houe "normale" pour déloger ces gourmandes. Je dis "houe normale" car la "houe maraîchère" n'est pas bien adaptée pour ce genre de tâche à un stade ou les herbes sont très grandes.

Au passage les serres sont de chez Barre, 9,3 m de large, 40 m de long et 4 m de haut, avec bords droits et barres horizontales à 2,5 m de haut. Prix : ~ 6500 €.H.T. (il y en a deux).

La grande dimension a plusieurs avantages : une certaines inertie thermique que n'ont pas les modèles plus petit : c'est le grand volume qui confère cette propriété. Une "meilleure" tenue aux tempêtes. Je suis un peu surpris par cet argument, spontanément j'aurais eu tendance à penser que, plus c'est grand plus c'est sensible au vent. Il faudra que je creuse la question à l'occasion.

Et voici donc le travail : on désherbe la moitié "interne" de la bande d'herbe contre la bâche (la partie tout à fait contre la bâche est conservée), les tas d'herbes arrachées côté intérieur viendront recouvrir l'herbe non arraché côté extérieur afin d'enrichir le sol en bord de serre et de permettre l'implantation de petites cultures : fleurs et fines herbes.


Quelques restes de tomate cerises, la culture a pourtant été arrachée depuis 1 mois et elles présentent encore à peu près correctement. C'est une variété F1 : la Capriccio.

Mais venons-en donc au travail manuel de haute précision : le désherbage des semis de carotte. Les légumes mesurent en moyenne 2-3 cm, les adventices sont, selon les espèces et leur rapidité, un peu plus petites ou un peu plus grandes (surtout le mouron blanc, grand sprinter parmi les herbes folles).

Voici comment ça se présente avant :
et après désherbage (les granulés bleus sont de l'anti-limaces : ferramol).
Le travail se fait au couteau : on gratte méticuleusement, en prenant soin de discerner les semis de carottes des semis de mauvaises herbes. La palme du mimétisme revient à l'Aphanes (photo ci-dessous), mais on trouvait aussi : du mouron blanc (Stellaria media), des capselles bourses-à-pasteur (Capsella bursa-pastoris), des Cardamines (Cardamine cf. hirsuta) des céraistes (Cerastium cf. glomeratum), des lamiers pourpres (Lamium purpureum), des laiterons (Sonchus cf. oleraceus), des graminées (sans doutes des pâturins (Poa cf. annua) et peut-être quelques prairiales : houlques - Holcus, flouves - Anthoxantum, agrostides - Agrostis ?), des oxalides jaunes (Oxalis cf corniculata) et plus surprenant : quelques rares Ficaires (Ficaria verna), du Chénopode (Chenopodium album), et sans doute quelques épilobes (Epilobium cf. tetragonum)

Avant désherbage : la carotte en haut à gauche (flèche verte) et l'Aphanes en bas à droite (flèche rouge).



 

 

 

 

lundi 10 février 2020

Journal du terrain : 9 février 2020


Je commence par la fin : j'ai fais du désherbage des planches de culture et j'ai tondu autours grâce à la tondeuse manuelle. Bon faut pas se laisser déborder par la pousse de l'herbe sinon c'est franchement pas pratique de tondre.
 Ci-dessus les poireaux et les ails. Ci-dessous un "chou perpétuel" que m'a donné mon collègue T. et dont on mange les feuilles qu'on coupe au fur et à mesure de la pousse. Dans un premier temps pour qu'il reprenne sans trop de difficulté je lui ai coupé les ("grandes") feuilles pour éviter qu'il transpire trop le temps de refaire ses racines.
 Repousse de framboisier et de bardane
 J'ai fait un bouquet de branches de saule que j'ai planté. Advienne que pourra.
 Ci-dessous la tige du noyer, elle a l'air en bon état, les bourgeons aussi :-)

 On a récupéré un sapin épicéa de noël qu'Albe a décidé de planter.


 Température minimum lors de la dernière semaine : -0,5ºC, max : 28ºC (oui, oui on est bien début février ... !) Et il n'a plu que 3,25 mm en une semaine...
 J'ai trouvé en désherbant cette germination de ce qui est probablement un pêcher (issue d'un noyaux que j'ai du balancé la saison dernière), bon malheureusement, je crois que j'ai brisé la radicelle, donc c'est un peu compromis pour la suite. C'est malin...
 Dans l'objectif d'une mise en oeuvre en grand l'hiver prochain, je teste la technique de couchage d'arbre dans l'objectif de plesser une haie.
 Il s'agit d'inciser le tronc pour lui faire perdre en épaisseur et ainsi pouvoir le plier plus facilement. La sève peut toujours passer via la moitié qui reste attachée à la base et donc l'arbre est censé ne pas mourir. Advienne que pourra.
 On a utilisé tous nos cailloux pour paver devant la "boite à outils" pour éviter que ce soit trop la gadoue.
 vue vers le nord du terrain et l'invasion des ajoncs qu'il faudrait qu'on fasse quelque-chose rapidement. Ils sont en train de fleurir, faudrait pas les laisser grainer...





jeudi 19 décembre 2019

Un jour chez un maraîcher : Quentin

À nouveau de visite chez Quentin. Au programme aujourd'hui : récolte, préparation des paniers, désherbage et plantations.

D'abord récolte des épinards. Deux techniques : soit on coupe toute la rosette d'un seul coup, soit on coupe les feuilles extérieures et on laisse les petites feuilles du centre. Ici on privilégie la deuxième qui permet à la plante de continuer sa croissance et donc de continuer à produire (oui c'est de l'exploitation de jeunes êtres fragiles).




Par contre cette méthode qui demande un peu plus de délicatesse est donc aussi un peu plus longue, accroupi c'est vite inconfortable. À 3 ça se fait bien, par contre tout seul, il paraît que c'est vite ch.....

Il y a aussi eu des salades, des navets et des radis noirs de récoltés et de lavés. Quentin fait très attention à la présentation de ses légumes : pas question de laisser trop de terre ou des morceaux abimés : il faut que ça donne envie.

Sous le hangar pas beaucoup de lumière, la photo de cette caisse de salades n'est pas top.

Ici un truc pour éviter le déssèchement : on recouvre avec une couverture, en hiver c'est couverture sèche, par temps chaud et/ou particulièrement sec c'est une couverture +/- humidifiée.

Allez désherbage maintenant. À la "houe maraîchère" (outil modulable) ici avec lame sarcleuse. On a également utilisé des petits sarcloirs à manche simple.


 Une fois l'outil passé, on ramène le mourron (ici Mourron blanc, ou, des oiseaux : Stellaria media) en tas avec un rateau afin que tout ça se déssèche gentilment sans reprendre...

 Voici les serres nettoyées.

Ici un voile "P17" installé sur des arceaux en préventif : en cas de gel léger il permettra de sauver la culture. Comme il est déjà installé, il suffira d'un rapide passage pour le mettre en place.




Le même truc que vu avant-hier chez Laura : une planche de palette pour augmenter la surface de charge sur brouette.

La serre à plants. Cette après-midi : savez-vous planter les choux ? 

Les planches préparées, elles ont été disquées une fois puis "affinées" au croc ou au râteau. Chez Quentin le sol est largement sableux donc ce n'est pas trop compliqué. Avant il y avait dans ces planches des aubergines et des poivrons, leurs racines sont encore en place (bien que parfois assez grosses). De manière général il y a un certain nombre de déchets végétaux issus des précédents cultures, Quentin affirme qu'il n'a pas de problème de maladies et qu'il n'y a donc pas lieu de perdre du temps à les enlever : c'est un apport organique dont il serait bête de se défaire.


Voici le "dépotoir" ;-p (l'outil qui sert à enlever les mottes des petits pots)

La plaque est constituée de godets avec un trou au fond qui permet au "dépotoir" de faire son travail.

Savez-vous planter les choux, à la mode, à la mode ...

 Divulgachage : on les plantes avec le doigt !

Luna, fidèle gardienne.

Savez-vous planter les choux, à la mode de chez nous ?

Sagartzea : fête des pommes basques - Mendionde : samedi 23 octobre 2021

Lekorneko Garroan jai egin du Sagartzeak bere 30 urtebetetzea. Euskal herriko sagar motak bildumatzea eta bultzatzea helburu du elkarte horr...