dimanche 14 février 2021

Habiter à la ferme ?

 Quelques pistes d'argumentation en maraîchage :

-> gestion permanente de l'ouverture et fermeture des serres pour :

----> gérer la température (ne pas griller les cultures, surtout dans la serre de préparation des semis)

----> gérer la sensibilité au vent (augmentation des tempêtes)

https://www.sudouest.fr/2020/03/09/urgence-dans-les-serres-7297169-4261.php

https://www.helloasso.com/associations/inter%20amap%20pays%20basque/collectes/caisse-solidaire-paysans-en-amap-tempete-2020

En fait ces images de serres détruites me font m'interroger sur l'opportunité d'avoir recours à des serres. Je sais qu'il est difficile de s'en passer, mais une serre c'est entre 4 000 et 10 000 € ... donc faut bien s'assurer que ça ne va pas s'envoler à la moindre occasion.

vendredi 12 février 2021

1 jour chez 1 maraîcher : désherbage des carottes chez Antoine

 Par une journée bien venteuse et pluvieuse, bref : une journée normale de février, nous avons trouvé refuge sous les serres afin de nous adonner au passe-temps préféré des maraîcher : le désherbage ;-)

D'abord un peu de nettoyage dans la serre qui accueillera bientôt les prochaines cultures : il faut nettoyer les passes-pieds où la pause hivernale a donner le champ libre à des herbes de toutes sortes. Mais la "trêve hivernale" est ici beaucoup plus courte et nous avons donc usé de la houe "normale" pour déloger ces gourmandes. Je dis "houe normale" car la "houe maraîchère" n'est pas bien adaptée pour ce genre de tâche à un stade ou les herbes sont très grandes.

Au passage les serres sont de chez Barre, 9,3 m de large, 40 m de long et 4 m de haut, avec bords droits et barres horizontales à 2,5 m de haut. Prix : ~ 6500 €.H.T. (il y en a deux).

La grande dimension a plusieurs avantages : une certaines inertie thermique que n'ont pas les modèles plus petit : c'est le grand volume qui confère cette propriété. Une "meilleure" tenue aux tempêtes. Je suis un peu surpris par cet argument, spontanément j'aurais eu tendance à penser que, plus c'est grand plus c'est sensible au vent. Il faudra que je creuse la question à l'occasion.

Et voici donc le travail : on désherbe la moitié "interne" de la bande d'herbe contre la bâche (la partie tout à fait contre la bâche est conservée), les tas d'herbes arrachées côté intérieur viendront recouvrir l'herbe non arraché côté extérieur afin d'enrichir le sol en bord de serre et de permettre l'implantation de petites cultures : fleurs et fines herbes.


Quelques restes de tomate cerises, la culture a pourtant été arrachée depuis 1 mois et elles présentent encore à peu près correctement. C'est une variété F1 : la Capriccio.

Mais venons-en donc au travail manuel de haute précision : le désherbage des semis de carotte. Les légumes mesurent en moyenne 2-3 cm, les adventices sont, selon les espèces et leur rapidité, un peu plus petites ou un peu plus grandes (surtout le mouron blanc, grand sprinter parmi les herbes folles).

Voici comment ça se présente avant :
et après désherbage (les granulés bleus sont de l'anti-limaces : ferramol).
Le travail se fait au couteau : on gratte méticuleusement, en prenant soin de discerner les semis de carottes des semis de mauvaises herbes. La palme du mimétisme revient à l'Aphanes (photo ci-dessous), mais on trouvait aussi : du mouron blanc (Stellaria media), des capselles bourses-à-pasteur (Capsella bursa-pastoris), des Cardamines (Cardamine cf. hirsuta) des céraistes (Cerastium cf. glomeratum), des lamiers pourpres (Lamium purpureum), des laiterons (Sonchus cf. oleraceus), des graminées (sans doutes des pâturins (Poa cf. annua) et peut-être quelques prairiales : houlques - Holcus, flouves - Anthoxantum, agrostides - Agrostis ?), des oxalides jaunes (Oxalis cf corniculata) et plus surprenant : quelques rares Ficaires (Ficaria verna), du Chénopode (Chenopodium album), et sans doute quelques épilobes (Epilobium cf. tetragonum)

Avant désherbage : la carotte en haut à gauche (flèche verte) et l'Aphanes en bas à droite (flèche rouge).



 

 

 

 

mercredi 10 février 2021

Formation "les sols pratiques" le 9 février à Lasseube

 Formation organisée sous l'intitulé pas particulièrement bien choisi de "Maraîchage sur Sol Vivant"

calendrier de formations de l'ABDEA début 2021

À peine le tour de table entamé, suite à l'évocation du travail du sol, un stagiaire interroge : "je pensais que le maraîchage sur sol vivant c'était le non-travail du sol ?" l'intervenant Jean-Paul Gabard répond : "le non travail du sol c'est de la connerie dans 90% des cas" puis évacue rapidement le sujet... c'est certes une manière comme une autre de faire le "point sur le non-travail du sol" comme le promettait la présentation de la formation.

Alors que je l'interroge directement sur l'intitulé de la formation "Maraîchage sur Sol Vivant", M. Gabard indique que c'est l'ABDEA qui a choisi cet intitulé. Effectivement, le polycopié qu'il nous distribue propose un titre plus sobre : "les sols pratiques". 

La formation prévue sur deux jour aura vu la première journée se contenter d'être un cours d'initiation en pédologie : apprendre à observer son sol, sa couleur, son odeur, sa structure, puis à identifier sa texture (proportions relatives argiles, limons, sables).

Enfin, un test d'effervescence à l'acide afin d'identifier le caractère carbonaté ou non du sol nous permet de constater que - ô surprise - sous notre climat hyper pluvieux sur roches mères à dominantes siliceuses, il n'y a pas d'effervescence sur nos échantillons de sol : donc il faut chauler. S'ensuivent des recommandations sur le chaulage. 

Bon, c'est très intéressant la pédologie et j'ai appris quelques trucs, mais pour ceux qui s'attendaient à des infos en terme de "maraîchage sol vivant" dans le sens du réseau assez médiatique du même nom, c'était râpé.

Les roches calcaires contiennent du calcium (Ca2+) en proportions variables ainsi que d'autres éléments (carbone, oxygène, etc.). Donc 1 kg de calcaire ne vaut pas 1 kg de calcium mais plutôt 0,5 voire 0,3 kg ou moins. Il faut donc faire attention, lorsqu'on parle d'amendement, à bien être sûr si l'on parle de poids de roche (la matière qu'on épand) ou de poids de calcium (kg de calcium, ou unités de calcium).

Les plantes, en poussant relarguent des ions H+ et donc acidifient le sol. En moyenne la "consommation" de Ca2+ serait de 300 à 500 kg/ha/an. Si on épand une roche calcaire à bon taux de calcium, disons 50%, cela nécessite d'épandre 0,6 à 1 T de roche calcaire tous les ans. Comme une roche calcaire compacte a une densité de 2,7 T/m3, et qu'on achète normalement le calcaire concassé, sous forme de sable calcaire de diamètre grossier 0-6 mm, il faut compter une densité plus faible de 1,5 T/m3 cela nécessite d'épandre entre 0,4 et 0,7 m3/ha/an soit entre 400 et 700 L.

Donc les trucs que j'ai trouvé intéressant c'est ce diagramme pratique d'identification de la texture du sol :

On commence par le losange bleu, en haut au centre : il faut prendre un échantillon de sol qu'on humecte assez généreusement si nécessaire et qu'on malaxe fortement entre le pouce et l'index, si, sous la pression des doigts, la terre est expulser en formant une languette assez longue qui se tient sans tomber, cela dénote une dominance argileuse et on part sur la gauche du logigramme.

Jean-Paul Gabard indique que le test du boudin ne serait - selon lui - pas fiable car les limons peuvent se prêter au façonnement d'un boudin.

Bon chaque case demanderait des commentaires pour préciser / expliciter les tests à faire.

Concernant la dernière bulle en marron en bas à droite : "argiles fortes de diverses qualités".

JP Gabard a précisé ce qu'il entend par "qualité des argiles" : c'est une caractéristique liée à leur structure microscopique : les argiles sont constitués de feuillets, plus ceux-ci sont importants, plus l'argile à une capacité de "gonfler" (en se gorgeant d'eau) c'est-à-dire de jouer son rôle d'éponge-piège-à-éléments-minéraux. Il nous donne cet ordre de grandeur : un gramme d'argile "virtuellement" étalé : si c'est une "mauvaise argile" (peu gonflante) cela occupera une surface 8-10 m2, mais si c'est une "bonne argile" (très gonflante) cela occupera une surface de 800 m2.


Il nous a aussi expliqué qu'il ne faut pas trop généraliser le "complexe argilo-humique" des cours de pédologie : en effet, ce complexe ne se réaliserait selon M. Gabard que rarement (faute notamment d'argile dans les sols qui en sont dépourvus ou peu pourvus). Il vaudrait donc mieux parler de "complexe organo-minéral" afin d'intégrer la possibilité que l'élément minéral soit autre qu'un argile, par exemple un limon : ce qui a des conséquences très différentes en terme de capacité à lier des éléments entre eux et donc à structurer un sol.

Afin de détecter la présence de colles organiques dans le sol, il propose un test comparatif de dilution d'un échantillon de sol dans de l'alcool ménager (à 95%) et dans de l'eau.

L'alcool étant constitué de sucre, comme les colles organiques, celles-ci ne peuvent pas se dissoudre dans ce médium, alors qu'elles seront effectivement dissoutes dans l'eau. En conséquence, on devrait observer dans l'échantillon dans l'alcool de toutes petites "billes de semoule" (de taille inférieure à 2 mm, qui sont visible lorsqu'on incline le tube du test et qu'on le fait rouler doucement entre les doigts : en glissant dans le tube les poussières de terre flottant dans le liquide laissent entr-apercevoir les fameuses billes - mais c'était franchement pas facile à observer). Ce test vise à observer la différence du nombre de billes entre les deux échantillons (eau et alcool). Normalement l'échantillon dans l'eau dissolvant les colles on n'observera aucune bille. La question est de savoir combien il y en a dans l'échantillon dans l'alcool :

beaucoup ?        peu ?         pas du tout ?

cela nous renseigne sur le "taux" de matière organique dans le sol (proportionnel au nombre de billes).

malheureusement il ne nous a pas donné de repères pour fixer des "seuils" et tenter de chiffrer ce taux.



samedi 6 février 2021

Commercialisation

Débouchés et concurrence : tout sur la carte

Voir en plein écran

Quelques liens vers des réseaux de commercialisation / communication :

Bienvenue à la ferme 64 : https://www.alaferme64.com/

partie du réseau --> https://www.bienvenue-a-la-ferme.com/le-reseau

CoopCircuits : https://www.coopcircuits.fr/map

Magasins de producteurs : http://magasin-de-producteurs.fr/

Office de tourisme : https://www.coeurdebearn.com/fr/deguster/producteurs-du-terroir.html

Acheter à la source : https://www.acheteralasource.com/producteurs-en-france/all/departement/64/page/1

La Ruche qui dit oui : https://laruchequiditoui.fr/

 Cagette.net : https://www.cagette.net/

Informations fournies par Laurent (maraîcher du secteur) le 10/02/2020 :

AMAP: pas de développement ni de création de nouvelle
Collectivités (lycée, collège, EHPAD, ...): forte demande
GMS: potentiel inexploité
Vente sur la ferme: demande forte mais dépend de la localisation du site
Marché hebdomadaire: demande forte mais vigilance sur nombre de producteurs et de revendeurs déjà présents

 

samedi 30 janvier 2021

Vendredi 29 janvier 2021 : réunion d'info Stage Paysan Créatif

Le Stage Paysan Créatif est un dispositif soutenu par l'AFEST de Nouvelle-Aquitaine.

Il s'agit de la possibilité de se former en travaillant dans une exploitation (sans doute un peu similaire à de l'apprentissage ?) à temps plein pendant un an complet.
(Statut : stagiaire de la formation professionnelle)

L'agriculteur / agricultrice ainsi que le ou la stagiaire sont indemnisés par un financement de la région et bénéficient d'un accompagnement par une association agricole. L'indemnité est de 300 à 700 €/mois selon les situations.

Il y a un nombre de place limité par an.

Public cible : personnes à niveau de qualification inférieur au bac ou ayant un diplôme datant de plus de 10 ans ou habitant en zone de revitalisation rural

Objectifs :

Permettre aux stagiaires, via 80% de temps de formation en situation de travail, [et donc 20% pour] des temps de formation collective et un parcours individualisé, d'acquérir les compétences techniques, économiques et le réseau professionnel pour être en mesure de créer une entreprise viable et pérenne.

Date et lieu : de mars à février

Contenu :

> immersion de 1 an dans une ferme

> un tutorat paysan assuré par le paysan-tuteur sur la ferme pour accompagner et favoriser l'intégration sociale et professionnelle sur le territoire.

> un suivi individualisé par l'association agricole (démarches administratives, point de vue extérieur, => 12 jours de formation individualisée selon les besoins personnels des stagiaires.

> 23 jours de formations collectives pour construire son projet et apprendre à entreprendre en agriculture paysanne

L'immersion 12 mois dans une ferme pour :

> être accompagné par un·e paysan·ne, rencontrer son réseau

> participer au cycle entier d'une production

> s'exercer au métier au quotidien, acquérir des gestes professionnels, affûter son oeil de paysan·ne

> comprendre les choix techniques et de gestion

Les formations collectives

> Intégration sur le territoire : enjeux, territoire, réseau --> PAIT, Terre de Lien, SAFER, SAS Graine, SCIC Ceinture verte

> Dimmensionnement du projet : modèle technico-économique, financement et moyens de productions --> AFOG

> Stratégie commerciale : étude de marché, circuit de commercialisation et communication --> UPF, Tot de Casa

> Organisation et partage du travail : planification des tâches et logiques de coopération --> Groupement employeur, MSA

> Gestion de projet en agriculture paysanne : compétences et étapes du projet --> CFPPA

Le suivi par l'association agricole 

Un rdv 1x/mois pour poser les bases de réflexion du projet professionnel du / de la stagiaire et cibler ses besoins de formations pratiques :

<> Gestion de la ferme

-- développer une activité d'accueil : enjeux, réglementation, communication

-- communiquer sur sa ferme : pourquoi, comment ?

-- améliorer son système d'exploitation en créant un nouvel atelier : chiffrage, impact et mise en oeuvre

-- créer une application sur excel : outil de suivi du troupeau, cahier de caisse, simple feuille de calcul, etc.

<> Formations transversales

-- transmettre sa ferme, prendre en main son avenir : retraite, succession, fiscalité, humain et juridique

-- le permis de construire appliqué à l'agriculture

-- les instruments de régulation du foncier : SAFER et contrôle des structures

-- s'impliquer dans la profession agricole : formation syndicale par "l'école paysanne"

-- comprendre les débats autours de la cause animale et la consommation de produits animaux et construire des arguments en faveur de l'élevage paysan

<> Relations humaines

-- travailler en collectif (couple, associé, ...)

-- concilier vie de famille, vie personnelle et vie professionnelle

-- appréhender le changement (voulu ou subi) : changement climatique, de la consommation, sociétal, ...

<> Agronomie

-- sol : la méthode Hérody - initiation / perfectionnement

-- mettre en oeuvre des techniques sans labour et de conservation des sols

-- implanter des arbres (haies fruitières, verger) et les entretenir

-- agriculture biodynamique - initiation / perfectionnement

-- diagnostic des sols par les plantes bio-indicatrices

-- géobiologie et électromagnétisme en élevage


Sagartzea : fête des pommes basques - Mendionde : samedi 23 octobre 2021

Lekorneko Garroan jai egin du Sagartzeak bere 30 urtebetetzea. Euskal herriko sagar motak bildumatzea eta bultzatzea helburu du elkarte horr...