mercredi 20 mars 2019

Journal du terrain : 16 mars 2019 | préparer la terre argileuse

Je m'étonne toujours, en voyant des vidéos de jardinage ou de maraîchage, la facilité apparente avec laquelle les démonstrateurs travaillent leur sol, la texture grumeleuse de celui-ci, son caractère non "collant".

Sur le terrain, le moindre coup de bêche ne me permet guère que de sortir des blocs compacts de terre collante, lesquels blocs ne se cassent pas - ou si peu - lorsqu'ils tombent de la bêche sur le sol.

Nouvelle planche travaillée à la houe ce 16 mars

Toutes les sources que j'ai pu consultées s'accordent sur le remède : apporter de la matière organique et couvrir ("mulcher"). J'ai donc coupé de l'herbe fraîche, l'ai étendue, coupé de l'herbe sèche, l'ai étendue, saupoudré de résidus de tontes de gazon et ajouté une dernière couche d'herbe sèche (le "vieux foin" que je continue de couper directement sur place).

En fait je doute même que faire le travail à la houe soit franchement nécessaire pour améliorer la terre, mais c'est surtout "bon" pour "moral" : si je ne le fais pas, j'ai l'impression d'avoir "mal fait" ou "pas fait".

---

Un petit coup de "flippe" issu du bouquin "Manuel pratique de la culture maraîchère de Paris" (1845) : "Pour cultiver un hectare de terre convertis en marais depuis une dizaine d'année ou plus, et lorsqu'on n'y fait que des légumes de pleine terre, quatre personnes suffisent pendant huit mois de l'année ; mais de mai en août, il en faut deux de plus. On sent bien que, si on s'établissait dans un terrain neuf, en friche, pierreux, il faudrait plus de monde, jusqu'à ce que la terre fût ameublie et facile à travailler."

---

À trois mètres sous la source, des têtards de salamandre posent aimablement devant moi, j'en compte au moins quatre, ça me fait très plaisir. 🐉🔥



---

On a également planté les framboisiers surnuméraires de chez Béré 😋😘

dimanche 10 mars 2019

Journal du terrain : 9 mars 2019 | plantation de haie - semis en prairie

Première journée - en 2019 - de travail sur le terrain avec un temps humide : nous avons composé avec quelques ondées, mais rien de bien méchant. Ça change un peu la perception : les odeurs sont différentes, les sensations aussi.



Floraison du cerisier, en espérant que le gel ne viendra pas "récolter" à notre place...

Les boutures commencent à débourrer et c'est fort agréable. C'est très émouvant de découvrir ces petits bâtons que l'on a planté "sec", se couvrir de taches vertes.




Au bord de la "mare" - qui s'est bien vidée ces dernières semaines faute de pluie - le jeune saule transplanté l'automne dernier se pare enfin de feuilles.
Nous avons profité des derniers paquets de boutures de frêne et d'érable pour mettre en place une dernière haie. Certes il est bien tard, mais qui ne tente rien n'a rien, alors puisque les boutures sont là...

Un coup de faux pour couper l'herbe (ça dégage un peu le terrain et ça fera du mulch pour la suite), puis un coup de houe pour ouvrir un sillon (ça coupe les racines des herbes, pour éviter la concurrence avec les boutures, ça permet de décompacter un poil le sol à l'endroit où l'on va planter). Puis on recouvre le sillon avec la "paille" préalablement récoltée, et enfin on enfonce comme on peut les boutures. Si elles sont trop petites (en diamètre) elles ont tendance à plier sans réussir à rentrer dans le sol. On utilise parfois un bâton plus fort pour préparer le trou.

après le coup de houe : ça reste grossier, mais je tente "le moindre effort", si ça ne marche pas, je m'efforcerai plus l'an prochain.

puis on recouvre de paille et on plante (au fond à droite sur la photo)
J'ai acheté, chez AgroSemens, (c'est le seul site marchand que j'ai trouvé qui propose des quantités intermédiaires entre le sachet de 3 grammes et la palette de 500 kg, et en plus en bio !) divers graines dans l'espoir de donner un coup de pouce à la prairie et surtout à la vie du sol, il s'agit principalement de plantes à racines fortes ou profondes afin de décompacter le sol. On a donc semé à la volée, dans une partie de la prairie (certaines zones fauchées, d'autres non, pour voir si ça a une influence sur la capacité des graines à s'implanter) : de la luzerne, du lin et du trèfle incarnat.

Le weekend prochain, j'espère planter les céréales : blé, seigle et avoine (je sais : c'est un peu tard même en céréale de printemps, mais je tente quand même : on verra bien), mais aussi des radis blancs (ils ont de grosses racines, j'espère que ça permettra d'ouvrir un peu le sol, et puis c'est une variété comestible, on sait jamais :-p). J'ai aussi de la cameline.

À suivre donc :-) Mais il faut que je trouve comment travailler cette terre argileuse lourde qui me pose quelques tracas.

Le romarin a fleuri !!! :-D

dimanche 3 mars 2019

Journal du terrain : 03 mars 2019 | plantation de patates et haie

Pas beaucoup de photo pour aujourd'hui car j'avais oublié mon téléphone.
(mais mon chéri avait le sien ^^)

Avec encore une très très belle journée (nous étions la plupart du temps en t-shirt et avons même "tombé la chemise" à un moment).

Avec tout ce beau temps la mare était quasiment à sec :-(

Les ajoncs d'Europe étaient en pleine floraison et nous avons pu discerner leur discret parfum de noix de coco.

Les voisins d'en face ont accédé à ma requête de me laisser leurs rebuts de tonte, et j'ai pu en profiter pour préparer deux nouvelles zones de cultures en "lasagne" en alternant paille / tonte / paille / tonte/ paille.

J'ai découvert deux zones qui étaient paillées depuis un moment, les vers-de-terre se sont dépêché de s'enfouir, le sol était resté bien humide (alors qu'ailleurs dans la prairie, les zones les moins denses présentaient une terre déjà dure comme de la pierre) !

Hier j'ai acheté au brico-marché des sacs de patates, un de "Désirée" (variété tardive) et un autre de "Sirtema" (variété précoce).

J'ai déposé les patates à même le sol, j'y ai ajouté avec les unes, des gousses d'ail, avec les autres, des bulbilles d'oignon ("Paille des vertus"). Comme les patates étaient globalement encore peu germées, j'ai recouvert d'un paillage fin. J'en rajouterai une bonne couche la semaine prochaine, mais je souhaite favoriser la germination avant de couvrir complètement.

Nos haies semblent commencer à prendre. En tout cas certaines espèces commencent à débourrer, notamment le sureau noir, le cornouiller et le tilleul (et bien sûr les saules qui ont été les premiers).

Nous en avons débuter une nouvelle ligne : fauche, puis binage de la ligne, recouvrage avec la paille issue de la fauche et plantation des boutures, surtout du frêne dont nous avions une réserve suite à la coupe en trogne d'un arbre à côté de chez nous.

dimanche 24 février 2019

Journal du terrain : 17, 18 et 23 février 2019 | Plantation d'arbres fruitiers

J'avais craqué, en décembre, en faisant le tour des sites des pépinières, pour celle du Bosc, à St-Privat près de Montpellier, parce qu'ils proposent une gamme d'exotiques pas banales, parmi lesquelles des Pacaniers : arbres donnant les noix de Pécan.

 Alors je me suis un peu lâché et j'ai commandé 13 plants :

Pacaniers : "Pawnee" et "Mohawk"
Carya illinoinensis (Juglandacées) 

Le système racinaire surprenant du pacanier !
Amandiers : "Ferraduel" et "Ferragnès"
Prunus dulcis (Rosacées)

Caroubier
Ceratonia siliqua (Fabacées) 
le Caroubier, c'est celui de droite, et le Grenadier, celui de gauche

Grenadier : "Kandahari"
Punica granatum (Lythracées) 

Poivrier de Sichuan
Zanthoxylum piperitum (Rutacées) 

Poirier : "Saint Jean Vert" et "William Rouge"

Pommier : "Cardinal Rouge"

Olivier : "Olivière ou Galinenque"

Prunier : "Mirabelle de Nancy" et "Agen ou d'Ente"


Le truc pas cool c'est que les arbres sont partis le jeudi et le livreur m'a averti le vendredi après-midi pour me proposer de récupérer le colis au dépôt le lundi ou bien de me le faire livrer le mardi, du coup ils ont passé 4 jours sans eau. J'ai un peu peur pour les racines nues (la plupart des arbres).
[Édition janvier 2021 : finalement ça a été et tous les arbres ont survécu et ont poussé en 2019. Le poivrier du Sichuan est ensuite mort dans l'année, sans doute à cause d'un manque d'arrosage et d'une installation trop en pleine lumière. En 2020 on a perdu l'amandier Ferragnès, de cause inconnue. L'amandier Ferraduel ne se porte pas au mieux, mais est toujours vivant.]
 
Le dimanche nous sommes allés préparer les trous pour accueillir les arbres. Bon en fait on en a fait que 5, car c'était très fatiguant (et puis on a aussi fait un peu de haie, mais bon).
 
Puis le lundi matin on est allés cherché les arbres chez le livreur. Le paquet m'a beaucoup surpris : un espèce de grand cône de carton quasiment aussi grand que moi.
oui c'est flou, désolé, c'est la seule photo que j'ai pris du paquet, en vitesse dans l'entrepôt tellement j'étais surpris. À peine arrivé sur le terrain je me suis dépêché de le déballer, ce n'était plus temps pour les photos.

J'avais commandé des plants dont le conditionnement était indiqué "scion 1 ou 2 ans" et j'avais imaginé qu'il s'agirait de touts petits arbres de quelques décimètres. J'aurais dû regarder les dimensions indiquées sur la facture, va-t-en savoir pourquoi je ne l'ai pas fait, toujours est-il que ce sont des arbres de plus d'un mètre qui sont arrivés (le seul vraiment petit était le poivrier).

Dès leur arriver au terrain, je les ai ai fait tremper dans la mare où ils sont restés 2-3 heures. Ensuite nous les avons plantés petit à petit. La seule précaution aura été de praliner les racines. Nous n'avions ni terreau ni engrais à offrir à ces jeunes gens. Il faudra qu'ils se fassent à une vie "à la dure".

Il a fallu agrandir les trous préparés la veille et creuser 4 trous supplémentaires afin de planter tout de suite tous les arbres en racine nues. Les 4 qui venaient en mottes (l'olivier, le caroubier, le grenadier et le poivrier) ont été copieusement arrosés, mis à l'ombre et paillés et nous sommes revenus les planter le samedi suivant.

N'ayant aucune protection à leur apposer contre la dent des chevreuils, nous les avons entourés de paquets de ronces, prélevées dans le roncier. 
[Édition janvier 2021 : méthode qui s'est révélée efficace, mais qui nécessite de revenir tous les 6 mois rajouter des ronces au fur et à mesure que celles-ci se tassent en se séchant.]


Promis la prochaine fois je serai sage et je prendrai les arbres au Conservatoire des fruitiers d'Aquitaine.

dimanche 10 février 2019

Journal du terrain : 09 février 2019 | dragons

Première visite de l'année au terrain. J'étais un peu préoccupé de savoir dans quel état on allait le retrouver après la tempête, surtout concernant notre abris à outils. Mais tout avait bien tenu et rien n'avait été éparpillé (ou alors de gentils lutins avaient tout ramassé).
J'avais prévu de planter à nouveau des boutures pour former une haie le long de la route, mais j'ai oublié de les charger dans la voiture.
Le programme a été assez distendu : un tour de visite, un peu de fauche, une ballade, préparation d'une planche de culture.

La suite en photos :

La mare est bien remplie mais moins que ce que j'espérais. Lasai inspecte la haie.

Vue sur la vallée

Le chêne à l'entrée

les tas de foin que j'avais empilé suite à la fauche décembrale

Enfin les ajoncs nous paraissent appréciables !




chemin de la source

Ajoncs fleuris

Tout à fait au fond du terrain, à l'occasion de notre débroussaillage, nous sommes tombés sur ce monstre. J'avions d'abords pensé qu'il avait été coupé et abandonné (?!) lors de la coupe du bois, mais ...

... la vue de la base montrant des chicots de racines, laisse plutôt suggérer une chute fatale.
Et au passage on peut y voir une magnifique tête de dragon !

On quitte le terrain pour une petite ballade campagnarde
Dans une grande flaque sur un chemin, on découvre cet autre dragon : un têtard de salamandre.

Très délabrée, certes, mais très jolie construction.

la structure en bois

Le mur de pierre atteste bien qu'on se trouve ici sur une ancienne terrasse alluviale. La rivière est partie loin, mais les pierres qu'on trouve sur place sont arrondies en galets.

Le terrain vu depuis la route. Le premier plan (bien vert) n'est pas chez nous, mais le roncier brun au second plan, oui.

J'ai cueilli des renoncules flamettes dans un fossé et je tente une implantation dans la mare.


Préparation d'une planche de culture


bois et foin pailleux dans le centre de la planche pour nourrir l'armée de lombric qui - j'espère - labourera la planche en échange de cette manne.
J'ai oublié de photographié la planche terminée : après une nouvelle couche de foin j'ai remis la terre par dessus puis recouvert le tout d'une dernière couverture de foin, pour protéger la terre en attendant d'y planter quelque chose.

Sagartzea : fête des pommes basques - Mendionde : samedi 23 octobre 2021

Lekorneko Garroan jai egin du Sagartzeak bere 30 urtebetetzea. Euskal herriko sagar motak bildumatzea eta bultzatzea helburu du elkarte horr...